Bayer de boppard

Conrad II Bayer de Boppard (-1459) a été évêque de Metz.

La maison de Bayer est originaire de Boppard, une ville située sur la rive gauche du Rhin entre Oberwesel et Coblence. Quand Thierry Bayer de Boppart, 72e évêque de Metz, a pris ses fonctions en 1365, une partie de sa famille est venue se fixer dans la région. Conrad II est le fils de Conrad Bayer de Boppart, seigneur de château-Bréhain et de Marie de Parroye. Il est né dans le château familial de château-Bréhain.

Il a été chanoine primicier de Verdun

En 1415, il succède comme évêque de Metz à Raoul de Coucy qui est lui-même nommé évêque de Noyon.

En 1418, il se ligue avec le duc Louis Ier de Bar contre les brigands qui dévastent la région.

Le 22 novembre 1422, il signe un traité d'aliance avec Charles II de Lorraine.

En 1430, il parvient à négocier une paix entre les messins et le duc Charles II, mettant fin à la guerre de la hottée de pommes.

Il se rend à Rome solliciter l'archevêché de Trèves pour son neveu, Jacques de Sierck

A son retour, il prend le parti du duc de lorraine René Ier de Naples contre Antoine de Vaudémont lors de la bataille de Bulgnéville. Fait prisonnier le 2 juillet avec René, il paye une rançon de dix mille saluts d'or et est libéré le 4 septembre.

Le 8 août 1433, il signe un traité d'alliance avec le duc de lorraine, les messins, la duchesse de Luxembourg et d'autres seigneurs. En 1438, René d'Anjou s'engage dans une guerre de succession en Italie. Erard du Châtelet, et Conrad Bayer de Boppart sont chargés du gouvernement du duché de Lorraine. Ruiné par les écorcheurs, Conrad tente de lever des impôts sur les fiefs du duché de Lorraine. René le fait arrêter par Vautrin Hazard curé de Condé sur Moselle et le fait battre à coups de verges avant de l'emprisonner.

Il fait construire le château de Moyen en 1444

En 1457, il prend pour coadjuteur George Ier de Bade.

Il est mort le 20 avril 1459 à Metz.

source : wiki

A propos de Conrad bayer de Boppart

(Boppart / Boppard les deux orthographes coexistent en fonction des documents et ou sources)

De Coblens à Trèves Par G M de Bourdelois
"Un autre Conrad , le même à qui la comtesse Lauretta de Sponhcim engagea, en 1337, son bien et sa seigneurie d'Erden, reçut, entr'autres fiefs, différents biens sis à Lœsenich et à Erden , pour 200 livres de pfennings , argent comptant ; il fut , avec d'autres chevaliers , assesseur du tribunal qui déclara le duc de Brabant , le landgrave de Leuchtenberg , ainsi que d'autres comtes et seigneurs, déchus des fiefs qu'ils avaient reçus de Trèves , pour avoir négligé d'en obtenir l'investiture. Conrad portait dans son écusson un bras à l'instar des chevaliers de Crôff , de la Leyen et de Malberg; mais il mettait à côte du bras des croix d'or, comme le faisaient aussi les chevaliers de la Leyen. Lisade Lœsenich, veuve de Pirmont, épousa en seconde noce, l'an 1369, le chevalier Henri Bayer de Boppard; redevenue veuve, en 1374, elle mourut en 1392. Son fils Conrad Bayer de Boppard hérita de la seigneurie de Lœsenich , et il ajouta les armoiries de sa mère à celles de son père ; ses descendants les échangèrent plus tard en un bras armé d'une cuirasse. Il épousa Marie de Parroye,et c'est par ce mariage qu'il s'établit en lorraine ; sa famille y existe encore , elle était dans l'origine attachée à la cour royale de Boppard ; le droit ministériel y était héréditaire , et elle possédait aussi le fief qu'avait Bayer dans la vallée d'Ehrenbreitstein."

Biographie Luxembourgeoise Par Auguste Neyen, Aug Neyen
"Encore pendant la même année ( 1443 ), Charles VII , roi de France étant allé à Nancy , reçut dans cette ville les hommages de l'archevêque de Trêves et du comte de Blanckenheim , chargés par l'empereur de renouveler avec le roi son ancienne alliance. Il paraît que ces deux ambassadeurs s'acquittèrent de cette mission avec un entier succès. La même, année , Jacques de Sierck assista à la diète de Nuremberg que l'empereur Frédéric convoqua pour remédier au désordre résultant de la division qui régnait entre le pape Eugène IV et le concile de Baie. Le Souverain-Pontife n'ayant pas voulu acquiescer au projet du concile, les archevêques de Trêves et de Cologne se détachèrent de la cause de Home et prirent ouvertement parti pour l'empereur. Le Pontife obstiné les excommunia mais sa sentence n'eut aucun effet ; et, au commencement de l'année 1447 il leva lui-même l'interdit dont il avait frappé ces deux prélats.
En 1450 Jacques de Sierck se rendit à Rome avec son oncle Conrad Bayer de Boppard , évêque de Metz , pour y gagner les indulgences du jubilé , et profita de son séjour dans celte ville pour plaider auprès du pape Nicolas V les intérêts de son église et obtenir la permission de fonder une université à Trêves. Le Saint-Père y consentit et publia le 2 février 1454 une bulle par laquelle il donnait à son vicaire apostolique, Jacques de Sierck, l'autorisation d'établir une académie destinée à l'enseignement de la théologie , du droit civil et canonique , ainsi que de toutes les autres sciences. Dans celte bulle le pape assimile , sous le rapport des prérogatives et des honneurs, les professeurs et les élèves de la nouvelle académie à ceux de l'université de Cologne.
Quelques jours après une nouvelle bulle , accordée aux prières de l'archevêque , supprimait trois canonicals et en affectait les revenus avec ceux de trois cures à l'entretien des professeurs. Mais le diocèse de Trêves , ravagé par plusieurs seigneurs qui en consumaient les ressources , et accablé de dettes énormes , était loin de jouir de celte tranquillité si nécessaire aux travaux de l'esprit et aux établissements qui ont pour objet le développement de l'intelligence humaine. L'académie de Trêves demeura en projet tant que l'archevêque Jacques de Sierck vécut. Il ne réussit pas davantage à rendre à son église son ancienne splendeur, bien qu'il fût puissamment, secondé par l'empereur Frédéric III dont il était l'ami.
En 1453 le prélat se trouva à une diète à Nuremberg , convoquée pour délibérer sur les moyens de repousser les Turcs qui venaient de s'emparer de Constantinople. Il y parla dans le sens de la guerre avec une éloquence si véhémente qu'il entraina l'assemblée. Mais d'autres affaires survenues depuis, mirent obstacle à cette nouvelle croisade. Jacques de Sierck était à la veille de succéder à son oncle Conrad Bayer de Boppard dans l'administration de l'évêché de Metz, lorsqu'il tomba malade. S'étant fait transporter à Pfalzel, près de Trêves, il y mourut le 26 mai 1456 après dix- huit jours de maladie.
Son corps fut rapporté h Trêves et enterré devant le maître-autel de l'église de Notre-Dame. "

Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe

WIDRANGES

Cette maison d'ancienne chevalerie de lorraine tire son nom du château fort de Widranges pu Vidrange , en allemand Wittringen ou Widringen, riche fief ayant haute, moyenne et basse justice, situé dans le pays Messin et appelé aujourd'hui Vidlanges. Elle est connue dans le xn«siècle, et depuis cette époque elle n'a pas cessé d'occuper des fonctions éminentes à la cour des ducs de lorraine ou de donner des personnages distingués au clergé, à l'armée et à la magistrature.
Elle s'est alliée aux maisons de Haranges, des Armoises, de Paroye, de Bioncourt, de Hurte, de Paffenhoven, de Domptaille , de Sunthausen , de Lisle , de Thuillières, de Rosières, de Gournay, du Thissac, etc. En 1440, la seigneurie et maison- forte de Widranges avec les seigneuries de Nullanges et Valtermanges furent ravies à cette famille par Conrad Bayer de Boppard, évêque de Metz.
Ce prélat , ayant tenté de séduire la femme du chevalier Hannibal de Widranges (voyez le VIIIe degré), avait été enlevé par ce seigneur et jeté dans les cachots du château de Widranges , où on le retint quelque temps prisonnier. Hannibal et son fils Hanus l'en tirèrent ensuite et le conduisirent la nuit dans une forêt proche de Hombpurg , où ils le laissèrent en liberté. Ils pensaient n'avoir rien à redouter de lui, puisqu'ils n'avaient jamais paru sans masque en sa présence. Mais l'évêque , à force de perquisitions , découvrit qu'il avait été détenu au château de Widranges ; il fit démolir et ruiner cette maison-forte et confisqua tous les biens d'Hannibal, qui se réfugia à la cour d'Isabeau de lorraine, femme du roi René, et devint le gouverneur de ses deux fils.
Plusieurs rejetons de cette maison ont été reçus dans les chapitres nobles après production de leurs titres de noblesse , et le duc René II donna , le 3 juillet 1 486 , à Humbert de Widranges , chevalier , qui avait été échevin aux assises de lorraine en 1470, des lettres patentes d'attestation d'ancienne chevalerie et gentillesse. Dans ces pièces il rappelle que c'est par haine et malveillance que l'évêque Conrad a fait ruiner et démolir le château de Widranges. On voit par le cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin que le mardi après la Saint -Pierre de l'an 979, Engelbert, chevalier, racheta sa forêt de Widranges, dont Lothaire avait fait donation audit couvent.