logement épiscopal
Les bâtiments sud (Logement Épiscopal) dans les années 90
Cette partie du château s'appuie sur la courtine sud de l'enceinte intérieur du château. La courtine sud n'est conservée qu'au niveau des fondations sur une longueur de 33 m.
On ne voit aucune trace de tour au milieu de cette courtine (remarque des années 90, à ce jour 2006, les fondation de la tour centrale de cette courtine sont maintenant visibles et légèrement restaurées pour en favoriser la lecture).
Un vaste bâtiment (15,5 x 18 m) occupe encore l'angle sud-ouest. Son état de délabrement va en s'accentuant au fil des ans. (ce bâtiment a fait l'objet d'un plan de sauvetage des monuments historiques qui a permis la stabilisation des murs et de la cave)
Ce bâtiment se compose en fait de deux constructions accolées. La partie primitive se compose de plusieurs niveaux :
La cave
la cave (14 x 12,5 m)On y descend par un escalier de 14 marches bien conservées . elle est couverte de deux voutes en berceau plein cintre reposant sur trois piliers rectangulaires (1 x 0,50 m) reliés par deux arcs en anse de panier en grès rouge . la hauteur des arcs est de 3,10 m, celle de la voute de 5,30 m .
Dans l'angle sud-ouest, on remarque une ouverture large de 0,90 m en partie obstruée par les éboulis (cette ouverture menant initialement a la plus grosse tour du château (donjon) est maintenant dégagée et permet un accès facile au fossés du château), qui communiquait avec la tour d'angle aujourd'hui disparue .
Cette cave est éclairée par quatre soupiraux donnant dans la cour . Le sommet de cette cave s'élève à 2,30 m au-dessus du niveau du sol .
le rez-de-chaussée
Il se compose d'une grande pièce (10 x 14,25 m) haute de 3,50 m, prenant jour du côté nord sur la cour par quatre grandes fenêtres (1 x 2 m) en grande partie obturées.le premier étage
Il présente la même disposition. Il s'éclairait par trois fenêtres du XVIe s. qui ont conservé leurs meneaux et traverses.A droite de ces baies, c'est-à-dire dans l'angle nord-est, on remarque deux montants verticaux et l'amorce d'une voute sur croisée d'ogive dont J. Choux a retrouvé la clef de voute aux armes des Bayer de Boppard .
Ces éléments correspondent à une belle fenêtre ogivale en arc brisé dont le remplage existe toujours. Sur le mur extérieur, au niveau supérieur de cette fenêtre, il reste un cul-de-lampe mouluré de style classique. Il supportait une chaire à prêcher en pierre, comme le montre les gravure de 1830.(Favier 1830 Bibliothèque municipale de Nancy non représenté ici)
La toiture du bâtiment s'est effondrée. Si des travaux de dégagement ne sont pas entrepris rapidement, la voute de la cave, sur laquelle reposent tous les gravats, finira par s'effondrer.(ces travaux sont maintenant réalisés et une chape de béton visant à protéger et étancher la voute de la cave est en place. Sa nature et sa position (sur les gravas) permetra par la suite d'effectuer une opération réversible si une restauration était entreprise)
L'avant-corps Ce bâtiment, édifié au XVIe-XVIIe s., prend appui sur le précédent, mais n'en respecte pas l'orientation. Il est percé de nombreuses baies à meneaux tournées vers le nord au niveau du premier étage. Ce double bâtiment communiquait avec la cour de la chapelle, voire la chapelle elle-même, par un couloir parallèle à la courtine sud.
D'après une étude de Gérard GIULIATO publiée en 1992 châteaux et maisons fortes en lorraine centrale Edition de la maison des sciences de l'homme (ce commentaire remanié constitu un très court extrait de l'ouvrage)
cette extrait est ponctué d'anotation permetant au lecteur de ponderer l'état des lieux realisé par GIULIATO dans les années 90
Les bâtiments sud (Logement Episcopal) en 2008
L'association qui a pris en charge la protection et la restauration du site est actuellement engagée dans une démarche de restitution des planchers constituant ce bâtiment.(voir travaux octobre 2008).
C'est avec des financements propres à l'association que les travaux ont débutés en Juillet 2006, Ils permettront un travail de mise hors d'eau du bâtiment stoppant sa destruction lente et irréversible.
Parallèlement à cette mise hors d'eau et a la restitution des planchers, une restitution des ouvertures grâce a un travail délicat de taille de pierre deviens enfin envisageable. Composées de grès rouge, les nombres ouvertures de ce bâtiment redevenant accessibles, il est probable que les membres actifs de l'association s'impliqueront dans ces travaux donnant ainsi une vie nouvelle a ce bâtiment tout en favorisant sa réutilisation à des fins pédagogiques et culturelles. Si ce projet vous intéresse, n'hésitez pas a nous contacter.
les premiers travaux intérieur sur le logement épiscopal