rapa nui, l'ile de pâques

Depuis que le navigateur hollandais Jacob Roggeween l’a découverte le 6 avril 1722 jour de la fête de Pâques dont elle reçut le nom, l’île que les Polynésiens appellent Rapa Nui, «la Grande Lointaine», n’a pas cessé de stimuler la curiosité de tous ceux qui ont été fascinés par les célèbres Moai, ces grandes statues de pierre installées sur des plates-formes cérémonielles faisant face à la mer.Depuis que le navigateur hollandais Jacob Roggeween l’a découverte le 6 avril 1722 jour de la fête de Pâques dont elle reçut le nom, l’île que les Polynésiens appellent Rapa Nui, «la Grande Lointaine», n’a pas cessé de stimuler la curiosité de tous ceux qui ont été fascinés par les célèbres Moai, ces grandes statues de pierre installées sur des plates-formes cérémonielles faisant face à la mer. Située à 2000 km de la première terre habitée, cette petite île perdue dans le Pacifique Sud qui apparaît comme la pointe extrême des fabuleuses migrations maritimes effectuées par les Polynésiens venus la coloniser vers l’an mil de notre ère a vu disparaître, pour des raisons qui demeurent discutées, une étonnante civilisation, dont témoignent encore aujourd’hui une écriture demeurée indéchiffrée et de nombreux vestiges et objets révélateurs d’une culture qui compte parmi les plus brillantes de celles nées dans l’immense espace océanique du Pacifique.

Les raisons qui ont conduit La Fondation EDF à organiser cette exposition valent d’être rapportées; elles trouvent en effet leur origine dans une séquence publicitaire présentée il y a deux ans par le géant de l’énergie, une séquence qui rappelait comment les Pascuans, en détruisant leurs forêts, avaient sacrifié leurs ressources en énergie renouvelable et entraîné ainsi la disparition de leur culture traditionnelle. Les habitants de l’île ayant eu connaissance de cette présentation négative de leurs lointains ancêtres s’en sont émus et c’est, en quelque sorte, une «réparation» qu’a tenu à accomplir EDF en organisant une manifestation rendant justice à l’antique civilisation de Rapa Nui, à partir de la présentation de cent cinquante œuvres provenant de différents musées français et de collections privées. Jardiniers et arboriculteurs, les anciens Pascuans sculptaient dans le bois des images figurant les entités de l’au-delà. Placée sous l’autorité scientifique de Michel Orliac, qui est l’un des meilleurs spécialistes de cette étrange civilisation, l’exposition rend hommage à une population qui a dû affronter, au fil des siècles, la raréfaction de l’eau, la disparition de la forêt, les épidémies, les raids esclavagistes et la perte de son indépendance puisque l’île de Pâques fut, finalement, rattachée au lointain Chili. Une population qui prend aujourd’hui une éclatante revanche sur cette Histoire riche en catastrophes en attirant chaque année des dizaines de milliers de visiteurs venus du monde entier pour découvrir les fameux Moai, ultimes témoins d’un monde englouti que l’exposition présentée à Paris nous permet de découvrir.

Source les nouvelle de clio



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